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Climat : vers un changement des habitudes des enseignes ?

magasin bio

Après la COP21, l’heure est à la concrétisation des engagements. Parmi les acteurs qui ont un rôle à jouer dans le respect des objectifs de lutte contre les changements climatiques, les enseignes, les distributeurs et les consommateurs sont concernés.

Sophie Lubet, Directeur Pôle Retail, Comexposium

Directeur salon Equipmag

Le défi est de taille pour les retailers : s’engager à investir dans les énergies renouvelables, vendre des produits qui respectent le climat, faire du commerce tout en mettant en place une démarche de Développement Durable et RSE sans mettre en péril sa croissance. Et les consommateurs ? Ont-ils une idée de l’impact généré par leurs habitudes de consommation ?

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Les Français sous-estiment l’impact de leur consommation

Bien que conscients des enjeux, les Français sous-estiment l’impact de leur alimentation sur le climat et la placent dernier facteur impactant son dérèglement, loin derrière les transports, le logement et l’utilisation de produits de consommation courante. En réalité, l’alimentation est le premier générateur d’émissions de gaz à effet de serre.

La sensibilisation et la volonté d’agir sont bien présentes dans l’esprit des Français. Pour exemple, 80% trient leurs déchets. C’est aujourd’hui une pratique ancrée dans les moeurs. Tout comme l’achat des légumes de saison.

Pourtant les habitudes ont la vie dure, chaque Français jette 80 kg d’emballage par an.

Par ailleurs, le lien entre le gaspillage alimentaire et leur budget n’est pas encore intégré : un Français jette 20 à 30 kg de nourriture chaque année. Pourtant, gaspiller de la nourriture c’est aussi gaspiller son argent, ce coût est estimé à 160 € par an par personne.
Les Français ont le pouvoir de faire bouger les choses, mais il s’agit d’actions à mener communément avec les enseignes, qui ont un rôle à jouer dans l’éducation des consommateurs.

Les enseignes moteurs d’une consommation responsable

Depuis quelques années, de vraies initiatives ont été mises en place par les entreprises, y compris la grande distribution, aussi bien pour la réduction du gaspillage, que pour la mise en place de démarches RSE. L'association Club Génération Responsable explique que ces initiatives ont permis de réduire l’impact de 10% sur le gaspillage pour le secteur de la grande distribution.

Plusieurs projets en ce sens sont testés avant déploiement et sont le socle d’un avenir responsable. L'association décrit le cas du magasin bio éphémère 100% vrac, proposé en test sur Paris par Biocoop, qui favorise une économie entre 10% et 45% sur les produits disponibles. Ces initiatives tests permettent l’application de nouveaux concepts en amont du déploiement et de profiter des retours d’expérience d’un large échantillon de consommateurs. Elles entendent apporter la réponse au quotidien des Français : consommer son juste besoin pour économiser et arrêter de gaspiller.

L’opération « fruits et légumes moches » d’Intermarché a également été une réussite pour sensibiliser aussi bien les consommateurs que les distributeurs sur le sujet et changer les habitudes tout en apportant un avantage (prix) au consommateur.

Côté restauration, l'association Club Génération Responsable a également souligné le récent lancement des « doggy-bags » en France comme une réelle opportunité pour les entreprises et consommateurs d’agir ensemble contre le gaspillage alimentaire, avec une nécessité pour les professionnels de communiquer sur le sujet de façon intelligente, positive et amusante. Le projet est à ses débuts et plusieurs questions subsistent. Combien de restaurateurs le proposent ? Combien de Français l’acceptent ? Sont-ils prêts à modifier leurs habitudes au restaurant et à suivre les avancées des entreprises ?

Enfin, il s’agit de pousser les habitudes des enseignes et des circuits de distribution vers une consommation carbone améliorée. L'association Club Génération Responsable mène aujourd’hui des réflexions pour orienter le grand public vers la solution la moins impactante pour le climat et l’environnement. Par exemple, le parallèle e-commerce/retail est au coeur des échanges : un achat en boutique génère-t-il les mêmes dépenses énergétiques qu’un achat en ligne qui nécessite une livraison ?

L’avenir est ainsi aux solutions durables des entreprises pour montrer la voie d’une consommation responsable au grand public, qui devra lui aussi suivre le mouvement et changer ses habitudes quotidiennes.

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