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Commerce et climat : le défi des retailers et consommateurs

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En tant que plateforme d’échange majeure du secteur, Paris Retail Week se fait l’écho des initiatives innovantes des enseignes dans tous les domaines, y compris dans la lutte contre le réchauffement climatique et autres problématiques environnementales. L’événement « Commerce et Climat » organisé par notre partenaire Club Génération Responsable est une occasion unique de sensibiliser les retailers à un des grands défis qu’ils doivent, eux aussi, relever.

Lutte contre le réchauffement climatique, où en sont les consommateurs ?

Du 30 novembre au 11 décembre 2015, la France accueille et préside la 21ème conférence de la Convention-cadre des Nations Unis sur les changements climatiques (COP 21). L’objectif des négociations qui seront au centre de cet événement à la fois politique, sociétal et économique est de maintenir le réchauffement climatique mondial en-dessous de 2 degrés Celsius. Parmi les acteurs qui ont un rôle à jouer dans le respect des objectifs de lutte contre les changements climatiques, les enseignes et les distributeurs sont concernés. Le défi est de taille : s’engager à investir dans les énergies renouvelables, vendre des produits qui respectent le climat, faire du commerce tout en mettant en place une démarche de Développement Durable et RSE sans mettre en péril leur croissance. Parmi les partenaires de la COP 21, on peut citer Carrefour, Galeries Lafayette, ou encore Ikea. Aux Etats-Unis, les choses bougent également sur le sujet, avec notamment le géant Walmart qui a annoncé en juillet dernier avec d’autres entreprises emblématiques (Coca-Cola, Apple…) qu’ils allaient investir à eux tous 140 milliards de dollars d’ici à 2030 dans des projets à faible émission en carbone.

La COP 21 est une formidable opportunité de concentrer le débat sur un sujet majeur de notre temps, et de faire converger les préoccupations des différentes parties prenantes : l’offre, représentée par les enseignes, est-elle en conformité avec les préoccupations et attentes de la demande ? Où en sont les consommateurs dans la prise de conscience de ces thématiques, et surtout dans les applications concrètes dans leurs habitudes d’achat et de consommation ? Les débats qui ont lieu dans certains cercles intellectuels et économiques privilégiés rencontrent-ils une réalité dans les caddies et les cuisines des Français ? 

Intéressons-nous au sondage commandité par la Fondation GoodPlanet, 60 millions de consommateurs et le site mescoursespourlaplanete.com, réalisé par Mediaprism pendant l’été 2015. Il en ressort que les Français minimisent l’impact de l’alimentation sur le climat : l’alimentation est classée dernier facteur impactant le dérèglement climatique, loin derrière les transports, le logement (chauffage, équipement) et l’utilisation de produits de consommation courante (produits d’entretien, cosmétiques…). En réalité, l’alimentation est le premier poste d’émission de gaz à effet de serre pour les ménages français et est donc à analyser à la loupe.

Ils considèrent par ailleurs que privilégier les modes de production respectueux de l’environnement et limiter le gaspillage alimentaire sont les deux conditions les plus efficaces pour lutter contre le dérèglement climatique.

Le prix reste pour eux le premier critère d’achat, derrière la saison, la provenance et l’aspect. 92% des français plébiscitent le respect de la saisonnalité des fruits et légumes ainsi que la réduction des emballages comme étant très efficaces pour lutter contre le dérèglement climatique. Ce sont effectivement des pratiques qui sont à développer. Mais en réalité, pour prendre le seul exemple de la tomate fraîche, 40% des français en consomment régulièrement en hiver. Cette proportion atteint 75% lorsqu’il s’agit de consommation occasionnelle. Les habitudes sont difficiles à modifier, même si la conscience des bonnes pratiques existe. Les retailers ont également un rôle à jouer dans l’éducation des consommateurs.

magasin bio

Autre item mis en avant dans le sondage, les produits en vrac sont moins chers pour les consommateurs : entre 10% et 45% d’économie constatée. Les initiatives comme celle de Biocoop qui vient d’ouvrir son premier magasin bio 100% vrac se multiplient. Le vrac a aussi l’avantage de limiter le gaspillage alimentaire. L’aspect des fruits et légumes ainsi que leur calibrage le favorise, au contraire. Intermarché et son opération « fruits et légumes moches » a été une réussite exemplaire pour sensibiliser aussi bien les consommateurs que les distributeurs sur le sujet et changer les habitudes tout en apportant un avantage (prix) au consommateur. Le critère financier étant un levier très important, le message est assez facile à délivrer puisque gaspiller de la nourriture, c’est aussi gaspiller son argent. Ainsi, le coût du gaspillage est estimé à 400 € par an pour une famille de 4 personnes. 

Les Français ont en majorité conscience de l’importance de passer à une alimentation durable, pour eux comme pour la planète. Pour un tiers d’entre eux, prendre les bonnes habitudes d’une consommation plus responsable coûte plus cher et est réservé aux personnes à fort pouvoir d’achat. Pour un autre tiers, cela coûte cher mais est nécessaire. Pour le dernier tiers, cela ne coûte pas plus cher si l’on change ses habitudes. Il est en effet possible de manger des produits de bonne qualité à budget équivalent grâce à de bonnes pratiques telles que acheter auprès de producteurs locaux, gaspiller moins, respecter les saisonnalités, etc.

Nous sommes à la croisée des chemins et devons nous engager pour être également acteurs des défis climatiques qui nous concernent tous. Les consommateurs ont lepouvoir de faire bouger les choses en la matière. 44% des sondés considèrent que le changement passera par leurs actions. A suivre donc.

 

Le Club Génération Responsable® réunit les enseignes du Commerce Organisé et les experts Retail / RSE, dans le cadre de l' exposition SOLUTIONS COP21, du 4 au 10 décembre au Grand Palais.